Christian Lusakweno : des regrets truffés d’ironies et dépourvus de sincérité.

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C’est toujours incommodant pour un journaliste de juger le travail d’un confrère, même dans le cadre d’un tribunal des pairs.

Cependant, la gravité de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays nous pousse à dénoncer une certaine forme de journalisme qui impose la neutralité dans le traitement d’informations en lien, d’un côté, avec les actes posés par le Commandant suprême de l’armée qui commande les opérations de guerre sur tous les fronts, et de l’autre, avec les agresseurs qui ont clairement exprimé leur volonté de  » soudaniser’ la RDC.

Il n’existe aucun journaliste au monde, excessivement professionnel soit-il, capable de justifier les actions terroristes contre son propre pays, au nom de la neutralité. Le faire, c’est être complice, c’est trahir sa nation. Tout simplement.

Cher Christian, contrairement à ce que vous avez dit, Myriam Boketshu et Thierry Kambundi n’ont pas massacré le Président de la République pour ses déclarations sur la constitution et sur le dossier Prince Epenge parce qu’ils ont manqué de recul. Faux. Il s’agit des actes prémédités et des propos assumés. Boketshu et Kambundi sont des journalistes d’opinions, ils sont ni neutres ni objectifs dans leurs prises de positions.

Lorsque le doyen Kibambi Shintwa soulève la question de l’importance du conseil de rédaction, il voulait vous faire comprendre que vos journalistes ont fauté. Une faute professionnelle, on la sanctionne. Personne ne vous demande de les exposer à la vindicte populaire, comme vous avez voulu faire croire à l’opinion.

Top Congo prétend être un top média, mais assumez-vous et surtout imposez-vous la rigueur d’une radio qui veut servir de modèle. Dans un top média, il ne peut y avoir des journalistes généralistes, surtout pas des experts en tout.

C’est pourquoi, dans beaucoup de pays occidentaux, on est d’abord médecin, juriste, politologue, sportif de haut, ensuite, on apprend le journalisme. Cela permet au journaliste d’avoir du recul comme vous l’avez si bien dit, mais également des connaissances, pour aborder tel ou tel autre domaine.

Vous avez cru bien faire que de donner la parole aux congolais, toutes classes sociales confondues. Presqu’une décennie après le lancement de l’émission le débat, Top Congo est comparable aujourd’hui aux réseaux sociaux qui donnent la parole à tout le monde : les derniers de la classe, illettrés et analphabètes, dépressifs et frustrés.
A titre d’indication, à travers l’émission le débat, un chauffeur de taxi peut critiquer un acte médical posé par un médecin, un jugement rendu par un juge, la qualité du pont construit par un ingénieur.

C’est Top Congo qui a fait croire aux congolais que toute interpellation ou tout contrôle policier est une tracasserie.

Raison pour laquelle on doit ici interpeller Christian Bosembe afin que, à défaut d’obtenir du Top Congo le changement de cahier de charges de l’émission le débat, la supprimer carrément. Notre peuple n’est pas encore au niveau de faire la différence entre l’individu Félix Tshisekedi et Félix Tshisekedi comme institution.

Le Tonnerre.

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